Accueil2026-07-03T16:08:37+02:00

Bienvenue sur le site de l’APSEP
Association de Professionnels de Santé Exerçant en Prison

Edito

Soleil mignon de vecteur avec visage Soleil souriant drôle dans un ...L’été sera chaud …

Chaque été, le plan national canicule est réactivé. Dans ce cadre, les directions des établissements pénitentiaires sollicitent les USMP afin d’établir une liste des personnes vulnérables, sur le modèle des registres mis en place dans de nombreuses communes.

Cette demande soulève plusieurs interrogations.

Même sans transmettre un diagnostic médical, l’inscription d’une personne sur un registre de vulnérabilité ne peut avoir de sens que si son objectif est clairement défini et si les principes fondamentaux sont respectés : une démarche volontaire, réalisée avec l’accord de la personne concernée, et la garantie de la confidentialité des informations recueillies. Comme dans le droit commun, l’inscription devrait pouvoir être demandée par la personne elle-même ou, avec son accord, par un proche.

Au-delà de ces aspects, la définition même des personnes à risque mérite d’être interrogée. Le profil des populations vulnérables évolue selon le niveau d’alerte canicule (du niveau vert au niveau rouge). Or, l’instruction interministérielle du 27 mai 2024 rappelle qu’à partir du niveau de vigilance orange, l’ensemble des personnes détenues est considéré comme une population vulnérable nécessitant une protection particulière.

Cette réalité interroge la pertinence d’établir une liste restreinte de personnes « à risque ». Comment considérer comme non vulnérables des personnes vivant à trois ou quatre dans une cellule de moins de 10 m², sans possibilité de créer un courant d’air ? Les conditions mêmes de détention constituent un facteur majeur d’exposition aux fortes chaleurs.

Dans ce contexte, il apparaît essentiel que les personnes détenues soient clairement informées des conséquences concrètes de leur éventuelle inscription sur un registre : quelles mesures de protection seront mises en œuvre ? Quels bénéfices peuvent-elles en attendre ? De la même manière, les professionnels de santé gagneraient à connaître les dispositifs effectivement déployés dans les différents établissements pénitentiaires afin d’assurer une cohérence entre les recommandations sanitaires et leur mise en œuvre.

Au fond, la question dépasse largement celle de la constitution d’une liste. Elle renvoie aux conditions concrètes de protection des personnes détenues face aux épisodes de chaleur extrême : accès aux douches, distribution d’eau, possibilité d’adapter les tenues vestimentaires, mise à disposition de protections solaires, accès à des espaces plus frais… Autant de mesures essentielles qui relèvent avant tout de l’organisation de la détention et non du champ médical.

À l’heure où les épisodes caniculaires se multiplient et s’intensifient, la protection des personnes détenues doit s’appuyer sur une approche globale, pragmatique et coordonnée, dépassant la seule identification de personnes dites « vulnérables ».

Le bureau de l’APSEP qui vous souhaite de bonnes vacances réparatrices

L’association en bref !

L’association se donne pour mission d’assurer et promouvoir l’échange d’informations, les réflexions sur les problématiques de leur exercice ainsi que la formation de l’ensemble des professionnels de santé exerçant en milieu pénitentiaire : aide soignant(e), Infirmier(ère), Chirurgien dentiste, Kinésithérapeute, Manipulateur radio, Médecin, Pharmacien(ne), Secrétaire …

Cette mission se concrétise notamment par l’organisation d’un Congrès annuel, véritable rendez-vous reconnu par l’ensemble de la profession !

Le prochain RDV

RDV les 11 et 12 Mars 2027 à Nîmes

Une publication de nos membres

Les soins en prison Quelle réalité derrière les murs ?

Les auteurs : Béatrice Carton (dir) Anne Lécu (dir) Philippe Claudel (Préface)

On comprendra en lisant les pages qui suivent combien, grâce à une prise de conscience du législateur et des lois votées, la situation sanitaire en prison s’est améliorée. Certes, il reste encore beaucoup à faire, mais l’énergie et l’engagement des soignants pour qu’une personne incarcérée – et ce peut être un jour vous ou moi – puisse bénéficier de la même attention et des mêmes soins qu’au-dehors doivent être connus, loués, et confortés.
Philippe Claudel, écrivain et cinéaste, secrétaire général de l’académie Goncourt

L’accès aux différentes ressources est réservé à nos adhérents. L’association partage ainsi la veille qui est réalisée dans les différents domaines, des textes réglementaires mais permet également de revoir les interventions des précédents Congrès ou événements virtuels.

Vous êtes adhérent ?
>> Connectez-vous via la mire de connexion ci-contre.

Vous n’êtes pas encore adhérents ?
>> N’attendez plus, adhérer dès maintenant en 3 clics !

Aller en haut